12/06/2011

12juin 2011, 35 ans aujourd'hui

 

Aujourd’hui, nous sommes le 12 juin 2011, c’est l’anniversaire de mon mariage et la mort de mon petit Rudy, il y a 35 ans que Jésus l’a pris dans ses bras et lui donne tout son Amour (voir mon histoire)

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On ne t’oublie pas mon petit Amour, maman et papa sont là

Le ciel m’a fait un don immense de pouvoir communiquer avec toi, de te parler, d’écrire et t’entendre comme un fil invisible, mais si réel !

 

Les années passent et défilent, mais rien ne nous séparera, au contraire, on se rapproche plus encore, seul le destin et notre Seigneur scelleront notre rencontre, en attendant ce jour, Jésus me guide et me conseille et je lui fais confiance !

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00:32 Écrit par plante dans Temoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anniversaire, mariage, rudy, mort |  Facebook |

12/05/2009

Témoignage personnel, 1er contact avec l'au-delà

 

Témoignage  qui me tiens très à coeur de mon 1er contact avec l'au-delà

lumiere-divine   

Une nuit, exactement la nuit du 19 octobre 2004, je n’arrivais pas à dormir et j’entendis nettement une voix qui me disait » prend du papier et un crayon et écrit », j’entendis cette phase plusieurs fois !

Je me levais et je pris une feuille d’un cahier et un bic, assisse à la table de la salle à manger, je mis mon bic au dessus de la feuille pour écrire…. mon bic descendit sur la feuille et commença à bouger seul, ma main se déplaçait sans ma  propre volonté … j’entendais des mots et ma main écrivait, mon fils Rudy 4 ans mort en 1976 me dictait ces mots :

« Maman je t’aime » je n’en croyait pas mes oreilles, émotionnée au possible…je n’osais plus lâcher mon bic… je demandais Rudy, bébé c’est toi, tu est là ? il me dit et j’écrivais «  maman, je m’amuse bien » étonnée je lui disais « mais comment es ce possible, tu es  mort il y a 28 ans, es tu un enfant ou un adulte ? comment va tu ? »  Je pleurai et j’était heureuse en même temps, j’avais pleins de questions en tête, je ne savais pas comment les poser !

Il me dit «  maman, je suis mort (ou mourir) enfant » l’écriture est très difficile à comprendre au début, en plus toutes les lettres sont liées ensembles !

Il continue « maman, je vais mieux ici » «  maman, je suis encore enfant maman »

L’écriture se faisait plus compréhensible, il me dictait « Je suis ange gardien de toi et de papa et.. » maman je t’aime » « maman je suis dans ton cœur » et le mot « cœur » se dessine..

Puis, il me dit « maman je vais.. J’entendis dans ma tête « partir » et je ne voulais pas !  Je n’osais pas lever mon bic, de peur de ne plus l’entendre ou écrire ses mots….j’étais fatiguée, 2 heures était passées depuis le premier mot et il m’écrit «  maman, je t’écrirai encore demain » et demain se termine avec un cœur dessiné..

Je levais mon bic et j’étais soulagée, demain, il m’écrira encore…

Voici sa première lettre, telle que mon petit garçon m’a dictée ..


rudy 1e lettre

 

 

 

23:38 Écrit par plante dans Temoignages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : message, rudy, audela |  Facebook |

25/04/2009

Mon histoire

Voici mon premier témoignage, mon Histoire qui s’est passée en 1976,

J’ai écrit ce document 11 ans après le drame, et je vous  le présente tel qu’il a été édité à l’époque, j’ai juste mis mon speudo à la place de mon prénom.

 

Histoire d’elle :

Le jour où Plante s’est mariée, son petit garçon s’est noyé…

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 « A toutes celles qui ont vécu ce drame, je voudrais dire que jamais le lien n’est coupé avec un enfant »

 

Les journaux de l’époque-il y a onze ans- titraient :

« Drame à Jumet » « Noyade à Jumet », et écrivaient : « Rudy, quatre ans, se noie dans une citerne laissée sans protection ».  « L’ambiance était joyeuse le samedi douze juin 1976 après- midi au café Tivoli à Jumet. »

Plante a vécu le plus atroce des faits divers : son enfant a trouvé la mort le jour où elle se remariait. Même après tout ce temps, elle a eu envie, besoin de se confier.

 « Il y a onze ans que tout est arrivé, Rudy, qui avait quatre ans, est mort, le jour où je me remariais. Il y a onze ans mais j’ai encore des coups de cafard. J’ai eu un coup de cafard ce week-end, mon mari a dû s’absenter. D’autre part, j’ai lu récemment dans « Flair » la confession d’une lectrice qui avait perdu une petite fille, et j’ai pensé à mon Rudy bien sûr.

J’ai envie de me confier, de raconter, j’ai envie que ce soit comme si je racontais toute l’histoire à des amis. Souvent au moment d’un événement douloureux, on se coupe un peu du monde, des amis, et ensuite il faut très longtemps pour reprendre contact, ou alors on reprend contact en évitant de parler de ce qui nous a été si douloureux.

Je regarde quelques photos, et c’est tout de même incroyable. Rudy quelques jours avant le mariage, alors que nous discutions avec les cuisiniers du restaurant où nous avions loué une salle. Rudy le matin du mariage, à la maison, au restaurant. L’après-midi au restaurant encore, dans les allées du parc plus ou moins désaffecté où il a trouvé la mort. Il y a une vidéo cassette aussi, où on le voit bouger, marcher une heure, peut être moins, avant sa mort.

 La dernière des photos est celle du gâteau de mariage ; il est resté tel quel, il n’a jamais été coupé.  C’est au moment où nous, les mariés, allions couper notre gâteau, que j’ai dit : 

« Je voudrais les enfants près de moi ».Nous les avons appelés, les plus grands sont venus, nous avons demandé où était Rudy, je l’avait vu une demi heure avant, il était venu chercher à boire. Personne ne l’avait aperçu. Nous avons commencé à le chercher. J’avais peu être eu une sorte d’intuition, car pendant les deux semaines qui ont précédé le mariage ; j’ai rêvé, et j’ai fait ce rêve plusieurs fois, que Rudy était tué par un camion. Mais, le jour du mariage, je n’ai pas eu de pressentiment, je dois dire, j’étais heureuse, bien sûr, et très occupée.

Avec mon mari, nous vivions ensemble depuis trois ans déjà. J’étais divorcée, et j’avais deux petits garçons. lui était veuf et avait une petite fille.

Nous avions décidé d’avoir un enfant à nous deux, et j’était enceinte de deux mois environ au moment du mariage, mais avec le choc, j’ai fait une fausse couche.

Pour la journée de mariage, tout était normal. On était contents, on s’est préparés, on a habillé les enfants en dernier lieu comme on le fait toujours, de peur qu’ils se salissent. On a servi un petit verre à la maison aux personnes les plus proches de la famille, et puis on est partis tous ensemble à la maison communale. Des amis avaient décoré la voiture, tout était très gai.

Arrivés à la salle, il faisait très chaud, les fenêtre étaient ouvertes. Sur le film, on voit les enfants jouer avec des bâtons dans une petite mare qui se trouvait dans ce parc, on y voit même une femme rouspéter et peu être leur dire de ne pas effrayer les canards. Nous avions demandé, en voyant cette mare, s’il n’y avait pas d’autres points d’eau, la réponse avait été négative. Personne n’a parlé de  cette citerne ouverte à ras de sol, juste derrière les buissons

Et voilà, la journée s’est merveilleusement bien déroulée jusqu’au moment du gâteau.

Je me souvient encore de ma phrase : » Je voudrait que Rudy soit là ».

Il était six heures et demie. Nous nos sommes mis à le chercher. Je me disais qu’il s était peu être caché derrière un arbre, dans un fourré. Il jouait souvent à cache- cache.

Les invités se sont mis à chercher avec nous. Nous étions une cinquantaine. Une heure plus tard, d’autres personnes invitées pour le soir arrivaient aussi. Tout le monde cherchait.

C’est terrible de chercher un enfant, c’est affolant, on ne sait plus quoi faire ; on ne sait plus quoi penser, on espère.  Il a fallu faire appel à la police. J’ai espéré, j’ai appelé. Après deux heures de recherche, la police m’a demandé de retourner chez moi chercher le pyjama du petit, pour permettre aux chiens de retrouver sa trace.

Quand je suis revenue, il y avait une camionnette de pompiers, une grosse ambulance.

J’ai eu des frissons dans le dos. Là, j’ai eu le pressentiment de quelque chose, plutôt la peur de quelques chose, mais je ne voulais pas y croire, je ne voulais pas entendre quoi que ce soit.

Je suis allé vers eux et un policier m’a empêché d’aller plus loin et m’a dit que les cuisiniers voulaient me parler. Après un petit moment, je suis revenue près d’eux, mais je n’osais rien demander. C’est fou comme on peut refuser la vérité à des moments pareils. Tant qu’on ne sait pas vraiment….. Ils avaient retrouvé Rudy depuis dix minutes.

Un invité a vu la citerne à ras de sol et a vu un soulier d’enfant flotter au- dessus.

Est-ce que Rudy a voulu se cacher derrière le buisson ? Je ne saurai jamais se qui s’est passé

Ou il a peut être vu ce trou, il a voulu se cacher dedans sans savoir qu’il y avait de l’eau ou encore, il est tombé dedans sans le voir en courant.

J’ai vu un coffre, près des pompiers. Mon enfant était là dedans, un coffre, une boite, on m’a dit qu’il était mort, qu’il fallait le reconnaître, ou quelque chose comme çà, je ne sais plus, je me suis évanouie.

On m’a ramenée à la maison, j’ai été sous calmants. Je me souviens, à un moment, je suis descendue, on l’avait mis en bas, dans une pièce. Je n’aurais peu être pas dû, mais je voulais le voir. Et je voulais lui mettre au doigt une bague qu’il aimait beaucoup, qu’il me chipait tout le temps. Je l’ai vu, mais ce n’était pas lui, on l’avait coiffé d’une manière différente, on lui avait mis des vêtements qu’il ne portait pas d’habitude. Je me disais : »Ce n’est pas lui, ce n’est pas lui, «  je répétais cela sans arrêt. Je suis retournée une deuxième fois, et je me suis rendu compte qu’il était vraiment là.

Je ne suis pas allée à l’enterrement, j’en étais incapable, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu le petit cercueil qui sortait de la maison. Là, j’ai été vraiment très bas au point de vue moral, je ne faisait plus rien, je ne mangeais plus. Bien sûr, j’ai été bizarre dans les semaines qui on suivi. Rudy était un enfant très câlin, il se mettait toujours sur mes genoux, il venait m’embrasser, il était très expansif, son frère, avait un comportement plus distant. Là par moment, je confondais, je voulais qu’il vienne sur mes genoux, de venir m’embrasser, je voulais qu’il ait le caractère de Rudy et lui ne voulait pas.

Les gens de mon entourage, le médecin, me voyant dépérir, ont pensé que je devais avoir très vite un autre enfant, Que je récupérerais bien mieux avec un bébé en moi. Et me voilà enceinte de nouveau. On m’a annoncé cette naissance pour la période exacte de la disparition de mon Rudy. Jour pour jour..C’était ahurissant ! Pour moi cela a été un baume merveilleux.

Je me suis dit, peut être parce que cela m ‘aidais à vivre, qu’il revenait, qu’il continuait à vivre.  Je me suis souvenue que quand j’était sous calmants on parlait autour de moi et j’entendais des brides de conversation et j’avais retenu qu’ils allaient embaumer Rudy pour qu’il reste beau un an. Cette année, ce délai me trottait dans la tête, je le disait : »il va rester beau un an » Et voilà que l’autre bébé naissait un an après. Comme s’il allait prendre la suite !

A ce moment- là, j’ai repris le dessus, j’ai retrouvé mon caractère normal, mon énergie, je me suis remise à me maquiller, à faire le travail de la maison, retrouver une vie un peu près normale. Je me suis mise à avoir un contact intense avec mon bébé, j’avais l’impression de lui parler, de communiquer avec lui. Il me répondait lorsque je lui parlais mentalement, et il avait la façon de parler de mon Rudy, ses mots que j’étais seule à comprendre – Rudy disait mal les »T » et les « S », il me disait : « je craime » pour dire « je t’aime ». C’est ce même langage que j’entendais. C’était peu être mon imagination, peu importe, je crois que cela n’a aucune importance. L’important pour moi était de reprendre pied dans la vie, et c’était ma chair, mon sang, mon amour s’est reporté sur ma fille, ce nouveau bébé.

Je voudrais raconter quelque chose encore à ce sujet, puisque je raconte tout ce qui concerne Rudy.  C’est un peu bizarre, mais je suis peu être quelqu’un de sensible, je suis attentive à des tas de petites choses. Un jour BB, ma fille avait presque environ trois ans, elle regardait une bague que je portais (mon alliance en fait) Elle m’a dit : « Oh maman, moi j’aimerai bien une bague plus grande, large, blanche avec des dessins » et elle me montrait un triangle avec ses petites mains. Je lui ai demandé si elle avait vu cette bague, mais elle n’a pas pu l’expliquer. La bague qu’elle décrivait était celle que Rudy aimait tellement, qu’il me chipait  presque chaque soir, et que je lui avais mise au doigt dans son petit cercueil…

Depuis longtemps, depuis la naissance de ma fille, je n’avais plus pensé à cette possibilité de même personne, de transfert de vie d’un enfant à un autre. Mais j’ai été de nouveau très secouée, je dois le dire, je me suis demandé s’il n’y avait pas des mystères que nous sommes encore loin de pouvoir comprendre.

Ma vie a été très marquée par cet accident, c’est normal. Je n’ai plus pu assister à des mariages. Pour certaines personnes, le jour de leur mariage est le plus beau des souvenirs, pour moi, c’est le souvenir le plus arrachant, le plus cruel.

Je peu penser avec une certaine joie à tout ce qui s’est passé le matin, et puis ensuite…

Pendant longtemps, chaque fois que j’y pensais, je pleurais. Par moment j’ai encore des cauchemars, je l’entends crier, appeler au secours. Parfois je l’imagine encore m’appelant, criant quand il est tombé dans ce trou.

J’ai eu très peur à l’approche des quatre ans de BB, peur qu’on me la reprenne aussi, je ne vivais plus. Il reste des angoisses, on ne peut pas les empêcher.

Je me suis coupée du monde à un certain moment, je voulais garder ma grossesse à moi, mon bébé à moi, je restais enfermée, j’étais toujours chez moi. Ce n’est qu’après le cap des quatre ans que j’ai pu refaire des connaissances, reprendre contact avec l’extérieur. Je me suis mise à faire des démonstrations de produits de beauté. Je me sens différente, plus ouverte qu’avant, en fait, j’était très timide. J’ai l’impression de mieux comprendre les autres.

Je ne voudrais pas que ce que je raconte là ne soit que du négatif. Je voudrais dire à celles à qui une telle chose est arrivée que le lien n’est jamais coupé avec un enfant.

Le chagrin s’estompe, on n’oublie pas, mais on finit par supporter, et on réalise que le souvenir, personne ne peut nous le prendre, que la vie est là et nous permet d’avoir d’autres espoirs. Ma fille est merveilleuse, elle travail bien à l’école, elle est une façon d’avoir le courage de continuer.

 

15:24 Écrit par plante dans Temoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : temoignage, rudy |  Facebook |