09/08/2017

Aujourd'hui, 9 août 2017 et Saint Amour

mon JM,mon Amour

Me revoilà, cela fait exactement 3 mois aujourd'hui ce 9 août que j'ai perdu mon JM, mon Amour.

Comme je vous l'ai promis, je vous donnerai son 1er message écrit dans quelques jours, JM continue toujours à me soutenir et être présent pour moi, je communique chaque jours avec lui depuis le 3em jour après son départ.

envol vers le ciel

je voudrais vous écrire quelques mots sur un film que j'ai vu ce 17 juillet 2017 à la télé, le titre « une merveilleuse histoire du temps »

c'est un film sur la biographie d'un physicien qui étudie le temps, James Marsh, étudiant de l'université de Cambridge, tiré d'une histoire vraie, très bien fait, très touchant, que je vous conseille de voir.

On y parle de trous noirs qui englobent l'univers, l'espace et le temps puis disparaissent à leur tour, ces trous noirs sont entourés d'un halo lumineux.

D'après ce que je sais par mes contacts de l’au-delà depuis 13 ans maintenant, après notre mort, le temps n'existe pas là bas où les âmes vont après leur passage sur la terre.

Ce passage est forcément vers un point lumineux car je sais aussi que dans l'au delà la lumière est omniprésente.

mort et vie

Donc 1 : on sait que le temps n'existe pas

2 : la lumière toujours présente

3 : le plus important les morts sont vivants, c'est idiot de dire « mort » car nos disparus sont plus vivants que nous, ils sont ressuscités dans leurs âmes, débarrassés de leurs enveloppes de chair, sans maladies, sans handicaps ! C'est plus juste de dire « disparus » car pour la plupart de nous, même pour moi, on ne les voies plus, c'est cela le plus difficile, ne plus les voire à nos côtés, ne plus pouvoir les toucher, les serrer dans nos bras, mais nos disparus sont bien là, invisibles mais vivants !

la mort, une vie après la mort

Moi-même, j’entends, cette 3em oreille où téléphone sans fil dont je vous parle depuis longtemps, j'ai beaucoup de chance d'avoir reçu ce don, d'autres peuvent voir où ressentir ces esprits, mais attention tous ne sont pas corrects, ces dons nous on été donné gratuitement du ciel, donc méfiez- vous des personnes qui se disent médium de ci et de là et se font payer parfois très cher.

l'âme, l'esprit

Si vous lisez la bible où un autre livre religieux, n'importe quel prophète nous rende la parole reçue gratuite du ciel, la vérité est gratuite comme l'amour, tout comme l'aide à son prochain, vous pouvez faire des dons volontaires, mais personnes ne peut vous obligez à payer pour cela, en générale, lorsque l'on donne, c'est un don d'amour et on ne le vend pas !

phophète

A très bientôt    Votre plante

je cesse de douter

prénom

 

 

05/07/2017

Ecrit pour mon JM

 

Voici un texte d’une chanson de Robert Cogoi que j’ai modifié, je vous donne le vrai texte juste après.

coeur

Chanson pour mon JM

mon JM,mon Amour

Pardonnez-moi Seigneur

Pardonnez mon erreur

D'avoir laisser la prière de côté

Pardonnez moi Seigneur

S'il y a longtemps que mon cœur

A oublier la façon de prier.

 

C'était mon univers

Mon paradis sur terre

Dans ses beaux yeux si purs

Je baignais dans l'azur.

Il était mon soleil

Le matin au réveil

Quand le ciel était gris

Et quand tombait la pluie

Pourtant, il est venu ce jour....

Où suppliant d'amour

En le voyant mourir

Quand tout aller finir

Vers Toi je me suis retourné

j'ai pleuré sur la croix

Mon Dieu, viens m'aider

Il s'en va !

 

Pardonnez-moi Seigneur

pardonnez mon erreur

D'avoir laissé la prière de côté

Pardonnez-moi Seigneur

S'il y a longtemps que mon cœur

A oublié la façon de prier.

 

Il était mon amour

Le soleil de mes jours

La flamme de mon cœur

Ma source de bonheur

Ensemble on a bâtit

Une maison, un paradis

Un super grand puzzle

Au bord d'une ruelle

Quarante quatre ans d'union

S'aimer avec passion

Mon Dieu, Je t'en supplie

Il est toute ma vie

Tu sais combien je l'aime

Tu sais combien ma peine

Mon Dieu, aide-moi à continuer.....

 

Tu m'a compris Seigneur

Pardonnez mon erreur

Je sais qu'il est vivant

dans l’au delà pourtant

Il me parle Seigneur

Apaise toutes mes peurs

L'espoir est là un jour de le revoir !

coeurs,nuage, vivant

espoir

De plante

 

Voici les vraies paroles de Robert Cogoi

 

 

Pardonnez-moi, Seigneur
Pardonnez mon erreur
D'avoir laissé la prière de côté
Pardonnez-moi, Seigneur
S'il y a longtemps que mon cœur
A oublié la façon de prier

C'était mon univers
Mon paradis sur terre
Dans ses beaux yeux si purs
Je baignais dans l'azur
Elle était mon soleil
Le matin au réveil
Quand le ciel était gris
Et quand tombait la pluie,
Pourtant il vint ce jour
Où suppliant d'amour
En la voyant partir
Quand tout allait finir
Vers toi je me suis tourné
J'ai pleuré sur la croix
Mon Dieu, viens m'aider
Elle s'en va !

Pardonnez-moi, Seigneur
Pardonnez mon erreur
D'avoir laissé la prière de côté
Pardonnez-moi, Seigneur
S'il y a longtemps que mon cœur
A oublié la façon de prier

Elle était mon amour
Le soleil de mes jours
Ma jolie petite fleur
Ma source de bonheur
J'aurais été pour elle
Son bon vieux chien fidèle
Gentiment à ses pieds
Le soir je me serais couché,
Mon Dieu, je t'en supplie
Elle est toute ma vie
Tu sais combien je l'aime
Fais qu'elle me revienne
Mais elle est loin de moi
Je ne peux plus espérer
Pourquoi ne m'as-tu pas exaucé ?

Pardonnez-moi, Seigneur
Pardonnez mon erreur
D'avoir laissé la prière de côté
Pardonnez-moi, Seigneur
Pardonnez mon erreur
J'ai renié parce que j'ai trop aimé

 

Vraies paroles de la chanson de Robert Cogoi

 

16:17 Écrit par plante dans Temoignages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : temoignage, mon jm |  Facebook |

31/05/2017

Pour vous dire......

Jésus nous acceuil.jpg

Bonsoir à tout mes lecteurs

 

Ce soir, je reviens un peu écrire sur cœur d'écriture avec émotion pour vous faire part de ma peine du décès de mon JM mon cher et aimé époux depuis prés de 43 ans.

Il est parti le 9 mai dernier, emporté par 3 crises cardiaques sur à peine 2 heures de temps, la 1ere à la maison, la 2eme dans l'ambulance et la dernière à l’hôpital qui a été fatale.

JM n'était même pas cardiaque, il se portait comme un charme malgré ses 72 ans, ne prenait aucun médicaments du tout alors que moi j'en ai toutes une série !

Le Seigneur l'a repris tout simplement, c'était sans doute son heure de partir, mais si brusquement que j'en tremble si fort , mes sentiments se confondes entre la souffrance de ne plus le voir, le toucher, et la joie de le savoir heureux dans son corps glorieux là haut dans le Royaume de Jésus ,le savoir avec ses parents, ses amis et notre Rudy partis tous avant lui.

La journée, je travaille dans la maison, le jardin, les parterres, le poulailler et cela m’occupe beaucoup, le soir et les nuits sont plus difficiles , il me manque terriblement !

priez,salut

Je prie et le Seigneur m'aide à supporter son absence, pourtant mes larmes coulent souvent malgré que je sais que cela ne le fera pas revenir, mes 3 enfants sont très présents et formidables et me soutiennent, mais la vie reprend ses droits, ils ont leur famille, leur travail, je me doit de respecter tout cela et je doit montrer à mon JM qui me voie du ciel que je suis capable de me prendre en main, de prendre soins de notre maison, son » puzzle » comme il disait car il y avait toujours à améliorer quoi que se soie à l'intérieur comme à l'extérieur.

JM avait de très nombreux amis et connaissances, il avait un sourire pour chacun, un petit mot pour remonter le morale, pour aider, même s'il ne connaissait pas la personne, une caissière, une autre dans la rue, aux guichets de toutes sortes en attendant son numéro, courtoisie en voiture en laissant sa place aux autres en faisant de grands sourires où de grands gestes à la personne concernée.

Mon JM était de même avec moi, ses enfants, sa famille vous l'imaginez, encore bien plus, aux petits soins, à la moindre demande de ma part, il accourait laissant son travail en plan, me faisant des surprises toujours des plus agréables, dernièrement JM en avait caché une pour la fête des mères, je l'ai découverte il y a quelques jours seulement encore dans son carton d'emballage, un nouveau banc pour le jardin ! Imaginez mon émotion !

Je vous parlerai bientôt encore de lui, de ce qu'il m'a dit depuis déjà le 3eme jours après sa mort, JM est bien vivant, croyez le, il y a bien une autre vie après la mort.

 

Votre plante    

tplante, signature

 

 

 

 

00:52 Écrit par plante dans Temoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : témoignage, mon époux |  Facebook |

03/02/2012

Le vol tragique du Mike 2387

Le vol tragique du Mike 2387

Par Walter S.Ross

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Le pilote avait perdu connaissance.

Installée aux commandes de l’avion, sa femme essayait d’atterrir…

 

Le dimanche 7 septembre 1980, à 14h 23, dans la tour de contrôle de l’aéroport international de Fairbanks, en Alaska, le haut-parleur crépita et, sur la fréquence réservée aux appels urgents, une voix de femme retentit :

«  Ici, Mike 2387….m’entendez-vous ?...  Mon mari a eu un malaise, et je ne sais pas piloter. »  

Aussitôt, le contrôleur aérien Jerry Garton demanda :

 «  Recevez-vous la tour de Fairbanks ? » 

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« Oui, je vous entend. On venait de décoller du terrain de Philips quand mon mari s’est évanoui. Moi, j’ai bien suivi hier le cours accéléré pour pouvoir tenir les commandes en cas d’urgence, mais je ne connais pas du tout l’appareil dans lequel nous sommes. »

Ce genre de cours, d’une durée de six heures, organisé par l’Air-craft Owners and Pilots Association (Association des propriétaires et pilotes d’avions), a pour objectif d’enseigner aux passagers des appareils de tourisme les rudiments de pilotage suffisants pour suppléer un aviateur défaillant en cours de vol. Coïncidence surprenante, la femme qui appelait avait suivi, la veille même, quatre heures de cet enseignement, et on lui avait appris le maniement de la radio. Le moniteur avait insisté auprès de ses élèves pour qu’ils se rappellent bien la longueur d’onde, en VHF, sur laquelle lancer les appels de détresse : 121,5.

 

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C’est vers 14h 15 que John Chalupnik, quarante ans, ingénieur au ministère des transports de l’Etat d’Alaska et pilote chevronné, avait décollé, aux commandes de son Piper Super Cruiser de l’aérodrome de Philips, à quelques 3 kilomètres au nord-est de l’aéroport de Fairbanks, accompagné de sa femme Joan, installée sur le siège arrière.  Par un ciel dégagé et sans la moindre brise, il avait pris de la hauteur, viré sur la gauche, en direction de l’université, puis soudain s’était plaint d’un violent mal de tête.

Quelques instants plus tard, sa tête s’était affaissée sur sa poitrine. Joan l’avait secoué. Yeux clos, il ne réagissait pas.

« Mon Dieu, aidez-moi ! » murmura-t-elle.

 

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L’appareil était engagé dans un virage à gauche. Elle tendit le bras pour atteindre la manette des gaz. Dix minutes plus tôt, elle en ignorait l’emplacement. – Au sol, le cours suivi la veille avait éveillé sa curiosité, et avant le décollage elle avait posé quelques questions à son mari, notamment à propos de cette manette située à sa gauche, près de la verrière : poussée vers l’avant, elle augmentait la vitesse de l’appareil ; tirée vers l’arrière, elle la diminuait. Et la radio ? L’interrupteur en était situé entre deux rangées de cadrans sur le tableau de bord.  Et cette espèce de bâton mobile sur la rotule fixée au plancher, dont le pilote tient en main l’extrémité ?  C’était le manche à balai. John lui avait expliqué qu’il actionne les gouvernes de profondeur : on le tire vers soi pour grimper, et on le pousse vers l’avant pour descendre ; manœuvré latéralement, il agit sur les ailerons, inclinant l’avion sur l’une ou l’autre aile, facilitant ainsi les virages.

 

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Le Piper, privé de direction, dessinait des cercles désordonnés, prenait de la vitesse ou ralentissait par à – coups. Joan s’était dégagée de sa ceinture de sécurité ; penchée par-dessus son mari tassé sur le siège, elle s’efforçait de saisir le manche d’une main, et de l’autre elle cherchait la manette des gaz.

A travers le pare-brise, elle voyait qu’ils piquaient vers l’université. Lentement, elle poussa la manette des gaz et tira  sur le manche. L’avion se redressa et s’éloigna du campus ; en même temps, progressivement, il virait à gauche.

Joan suivait des yeux sur l’altimètre (un instrument qu’elle connaissait) le déplacement de l’aiguille, dans le sens de celles d’une montre, qui confirmait l’ascension.  Alors, se répétant la leçon apprise la veille, elle régla les boutons du poste émetteur-récepteur sur 121,5, fit basculer l’interrupteur, coiffa les écouteurs et, ayant branché le micro, lança son appel.

 

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Le contrôleur Jerry Garton repéra l’avion qui, cap au sud-ouest, approchait de l’aéroport. « C’est bien un Piper bleu que vous avez ? » demanda-t-il à Joan.

«  Oui. » Répondit- elle.

« Vous êtes en vue. Pouvez-vous maintenir l’appareil à l’horizontale ? Savez-vous virer ? »

« Je devrait pouvoir y arriver, mais mon mari est sur le siège avant et je ne peux pas le déplacer. »

Le pauvre John était secoué de spasmes, maintenant ; sa femme infirmière diplômée, y reconnut un symptôme de lésion cérébrale.

Dans la tour de contrôle, Chris Johansson, comprenant que Garton son collègue, ne pouvait à la fois surveiller tous les avions et s’occuper du Piper en détresse, prit celui-ci en charge. Or par une curieuse coïncidence, il avait un diplôme de moniteur de vol, et c’était lui qui, la veille, avait fait le cours sur la radio auquel avait assisté Joan. Prenant un micro, il lui posa une série de questions techniques nécessaires pour la guider et lui donna ses instructions :

« Dirigez-vous vers le sud de l’aéroport. Ensuite, virez légèrement de la piste principale. »

« Mais, je ne vais pas arriver à virer, avec ses pieds là où ils sont. Je vais essayer de le pousser. » Ce n’était pas possible, John ne pesait que 65 kilos, mais le poste de pilotage était étroit. «  Impossible de virer s’il garde les pieds sur les pédales, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle au contrôleur.

« Si. Bornez- vous à utiliser le manche. En le déplaçant un peu vers la gauche, vous pointerez vers le nord, et l’appareil sera dirigé droit sur l’aéroport. Ensuite, alignez-vous bien sur la piste. »

 

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A Fort Wainwright, à 6 kilomètres au nord-est de l’aéroport, l’hélicoptère Cobra 093 de l’armée de Terre se posait sur son aire d’atterrissage. Aux commandes se trouvait Jeff Alley, trente-quatre ans, ancien combattant de la guerre du Viêt-nam, instructeur et officier de la sécurité aérienne.  A peine apprit-il par un message radio de la tour de contrôle la situation du Mike 2387 qu’il reprit de la hauteur et fonça pleins gaz vers l’aéroport.

Le Piper, à 450 mètres d’altitude environ, décrivait une large courbe à gauche. C’était le seul appareil en vol, car la tour de contrôle avait écarté tous les autres. Alley régla son radiotéléphone et appela Joan :

« Je me trouve derrière et au-dessus de vous, à votre droite, dans un hélicoptère de l’armée. Je vous suivrai tant qu’il le faudra. Qu’est-ce que je peu faire d’autre pour vous aider ? »

Avec un calme qui le stupéfia, elle répondit que son mari aurait besoin de soins médicaux. Intervenant, Johansson l’avertit qu’un matériel de secours l’attendait au sol.  Tout se passait si vite que le contrôleur n’avait pas eu le temps de concevoir un plan pour ramener le Piper sans trop de dommage. Ce qu’il pouvait deviner de la compétence de cette femme ne lui laissait pas d’autre possibilité que d’amener l’appareil  assez bas, assez lentement pour que l’inévitable atterrissage  en catastrophe ne mette pas trop à mal les deux naufragés de l’air.

 

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Johansson appela Alley : « Armée zéro, neuf, trois, pouvez-vous passer devant et faire en sorte que Joan reste dans votre sillage ? »

« Affirmatif. » Il s’adressa alors à Joan : « L’hélicoptère va vous tirer de là et vous mener au sol. Il faut que vous le suiviez. Ca ira ? »

« Oui….Mais est-ce que je ne devrais pas faire quelques chose avec les pédales ? »

« Non. Comme il n’y a presque pas de vent, on peut s’en passer. En manoeuvrant simplement le manche et la manette des gaz, vous réussirez à piloter et à vous poser. »

Alley voulut connaître la vitesse du Piper. «  Légèrement inférieur à la vôtre » lui dit Johansson. « Débrouillez-vous pour la guider sur à peu près trois kilomètres, puis faites-la descendre droit vers la piste numéro un, à gauche. » Ensuite il demanda à Joan à combien tournait son moteur. Mais parmi tous les instruments du tableau de bord, elle ignorait lequel était le compte-tours.

« Cela ne fait rien, dit-il. Vous vous servirez de la manette des gaz pour régler l’altitude. »

« Pour quoi ? »

« Régler l’altitude. Pour faire descendre l’avion. Bon, maintenant vous devez voir la piste sur votre gauche. Vous la voyez ? »

« Oui, je la vois ».

« Placez le nez de votre appareil dans l’axe de la piste marquée par la ligne médiane, et dirigez-vous droit vers son pont central. Quelle est votre altitude ? »

« 450 mètres »

«  Très bien, Diminuez légèrement les gaz pour commencer à descendre. Allez lentement. »  Au bout d’un moment, Jeff Alley intervint : « Elle est alignée »

Johansson pouvait difficilement juger de l’altitude du Piper, de sa vitesse, de sa pente de descente et de sa distance de la piste. Mais, il s’attendait à le voir capoter, une fois au sol, puisque le gouvernail de direction et les freins étant commandés par les pédales du palonnier. Joan ne pouvait ni diriger ni freiner sa course. Il l’encouragea néanmoins. « Continuez à vous diriger vers le centre de la piste. » Mais, descendant trop vite et abruptement, elle allait plonger sur les balises à l’extrémité de la piste, en avant du seuil.

« Mettez les gaz, lui dit-il. Allez-y plus en puissance ; encore un peu plus… »

Cela pour lui permettre de reprendre de la hauteur, ce qui serait plus sûr. Si elle utilisait le manche, pour grimper, à cette vitesse, elle risquait trop de décrocher. Mais le Piper se mit à dévier ; toujours plus à droite, il fonçait droit sur la tour de contrôle. « Mon mari se raidit, et ses jambes gênent les mouvements du manche » expliqua Joan.

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« Essayez de redescendre vers la piste, » lui dit Johansson toujours calme « Vous avez encore trois kilomètres pour atterrir ; alignez-vous sur la médiane le mieux possible ; remettez les gaz, grimpez un tout petit peu, juste pour cabrer l’appareil, lui relever le nez…. Donnez plus de puissance…. Poussez à fond la manette…. »  Trop loin de la piste principale maintenant, Joan remontait le long du terrain, en face de la tout , et se trouvait près d’une courte piste utilisée par les petits avions.

« Bien, dit-il, maintenant vous allez vous poser. Réduisez doucement la puissance…Tirez la manette des gaz lentement…. Maintenez vos ailes horizontales… Gardez le nez de l’appareil relevé…. Réduisez encore les gaz…Tenez ferme le manche…. »

A si faible vitesse et cabré comme il était, le Piper décrocha alors qu’il se trouvait encore à 3 ou 4 mètres du sol. Il s’abattit lourdement sur son train d’atterrissage, vibra de toutes ses membrures et rebondit très haut. Johansson craignait que Joan ne poussât le manche en avant et ne provoquât le capotage.

« Tenez ferme le manche tant que l’appareil roule », ne cessait-il de répéter.

Moteur ronflant, l’avion roulait, en effet, la queue plaquée au sol. Il avançait sur la piste, mais pas tout droit ; il virait à droite. Comme Joan ne pouvait ni le diriger ni le freiner, il quitta la bande de roulement, s’engagea sur l’herbe à 50 kilomètres à l’heure, piqua dans un fossé, ficha son hélice en terre et fit une cabriole qui l’immobilisa sur le dos.

 

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Joan n’avait jamais ouvert une portière de cabine. Déverrouiller la porte une fois l’hélice arrêtée est une prérogative du pilote. L’appareil sens dessus dessous, elle ne croyait pas pouvoir trouver la poignée. Mais elle eut l’impression d’être guidée vers elle. A peine l’eut-elle touchée que le panneau s’ouvrit «  comme si quelqu’un, de l’extérieur, m’avait aidée ».

Alley atterrit à son tour et se précipita pour prêter main-forte aux hommes du service de sécurité de l’aéroport et aux pompiers volontaires de Chena Ridge qui arrivaient. Les sauveteurs sortirent John précautionnement et l’étendirent sur l’aile droite. Johansson arriva alors. Joan reconnut immédiatement en lui son moniteur de la veille. Il s’exclama :

« Ca alors ! Hier, je vous apprenais la radio, et aujourd’hui…. »

« Oui, c’est un miracle, dit-elle »

 

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John fut transporté en ambulance au Fairbanks Memorial Hospital où un examen radiographique révéla une grave hémorragie cérébrale. Transféré par avion à Anchorage, seule ville d’Alaska où il y ait des neurochirurgiens, l’ingénieur ne put être, malheureusement, sauvé. Il mourut le lendemain 8 septembre.

Pour Joan, ces événements ont une résonance spirituelle.

« Seule, je n’aurais jamais pu piloter cet avion, ni le poser. Quelqu’un m’assistait. Dieu a voulu rappeler John à lui, et je suis certaine qu’il doit avoir une raison pour cela. Il m’est venu en aide parce qu’il doit vouloir que je vive. »

Elle voit une succession de miracles dans les faits suivants :

·        Pour la première fois, elle avait eu un samedi de liberté qui lui avait permis de suivre le cours.

·        Celui qui lui avait appris à se servir de la radio et qui, du sol l’avait amenée à atterrir était moniteur de vol. Or les contrôleurs aériens ne sont pas nécessairement pilotes.

·        John avait fait équiper le Piper d’un émetteur-récepteur quinze jours plus tôt seulement.

·        Elle avait eu la curiosité de questionner son mari, avant le décollage, sur des sujets auxquels elle n’avait jusque-là jamais pensé. Sans ses réponses, elle n’aurait su utiliser ni la manette des gaz, ni le manche, ni la radio.

De son côté, Johansson remarque :

« Toute enquête sur un accident dévoile la multitude de détails qui l’ont provoqué. Dans le cas de Joan, c’est le contraire. Toute une série de facteurs ont joué pour la sauver. Tenez… Le vent, par exemple : ce dimanche, il n’y en avait pas. C’était le premier jour où l’on pouvait piloter sans gouvernail de direction, simplement en utilisant le manche et la manette des gaz. La veille, il y avait des rafales de 18 à 28 kilomètres à l’heure ; même chose le lendemain. Si l’accident s’était produit le samedi ou le lundi, elle ne s’en serait jamais sortie. »

 

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Des voisins ont crée une bourse universitaire en mémoire de John Chalupnik ; un pilote de ses amis à réuni une équipe de mécaniciens bénévoles pour remettre le Piper en état de vol. Et ensuite ?

« Ensuite, je vais apprendre à piloter, affirme Joan. Mon mari aimait cet avion. D’où il est, il nous contemple, et cela lui ferait plaisir de le voir voler. »

 C'est certain, quelqu'un veillera sur elle!

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Sources de Sélection du Reader’s Digest d’avril 1981

 

 


03/12/2011

Je me confie à vous

Chers lecteurs, chers amis,

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Je suis restée quelques mois sans venir vous ouvrir mon cœur, vous comprendrez pourquoi, aujourd’hui, je me confie..

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Depuis cet été, j’ai subit de nombreuses épreuves, je voulais garder tout cela pour moi et me retrouver un peu.

En fin août, nous avons appris mon mari et moi-même que notre fille aînée 43 ans avait une maladie incurable des artères cœur- poumons, les spécialistes lui donne encore une durée de vie de 3 à 5 ans.

Si vous me lisez, vous vous souviendrez que j’ai perdu ma petite fille Mimi (la fille de ma fille) il y a 8 ans de la même maladie, je lui ai dédié un poème dans la rubrique

« A mes chers disparus » Mimi avait presque 15 ans, aujourd’hui, c’est sa maman qui est atteinte et espère de tout mon cœur qu’une greffe « cœur- poumons » pourra la sauver, la liste d’attende est longue, les enfants sont prioritaires, (Mimi en avait bénéficié mais une infection l’avait emportée un peu plus d’un an après), mais j’ai confiance, le Seigneur nous viendra en aide d’une façon ou d’une autre.

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Ensuite, début septembre, une de notre petite fille 2 ans a failli perdre la vie a cause d’un empoisonnement de la viande achée, on l’a sauvée in extrémiste, merci Seigneur, Toi bien veillant !

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En fin octobre, nous voilà durement frappés de nouveau, je perd ma sœur aînée 75 ans suite à une foudroyante embolie cardiaque….

Le lendemain de la mort de ma sœur, juste un jour après, notre meilleur ami 62 ans décède d’un cancer des poumons, nous avions appris sa maladie en même temps que lui, à peine 2 mois avant sa mort lorsqu’on lui a fait un scanner qui révélait des taches aux poumons, notre petite fille était  dans le même hôpital en septembre à cette époque.

Notre amitié durait depuis près de 45 ans, on se voyait très souvent, même plus que la famille, c’était comme un frère et encore plus….

Le poids du chagrin devenait très très lourd…

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Mais le sort s’acharnait,  le 15 novembre dernier, 3 semaines après la mort de ma sœur,  mon propre frère 65 ans est mort lui aussi emporté par un cancer, sa maladie lui avait duré plus de 5 années…

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La souffrance est là encore bien présente de la perte de tous ces êtres si chers à mon cœur, de ne plus les voir, ne plus les embrasser ou simplement d’être ensemble avec eux, mais croyez moi, le monde de l’invisible, la vie après la mort existe vraiment !

Notre Seigneur, notre famille, nos amis sont bien là au-delà de la mort, leurs esprits restent vivants !

Je doutais encore de moi-même, ne sachant plus ou j’en étais à cause de ma peine, mais non…je les ai entendus, ils ont pris contact avec moi, mes disparus m’ont confirmer leurs existences de nombreuses fois depuis leurs morts.

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Un fil invisible me relie avec le royaume des cieux depuis 2004, je n’ai toujours pas compris le pourquoi, le comment  de ce don que m’a accordé le ciel, mais le fait est là, j’ai une troisième oreille que nos morts sont biens, que leurs esprits, âmes ou souffle de vie, qu’importe le nom qu’on leurs donnent, restent bien en vie.

Le corps meurt, qu’il soie enseveli, incinéré, disparu en mer ou même dispersé lors d’un accident d’avion, d’attentat ou tout autres, » l’Esprit reste vivant à l’infini » je reprend ce terme «  infini » qui m’a été confirmer.

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Voilà pourquoi, je me sent si apaisée et vous redit que la mort n’est pas une fin, que Dieu est là, qu’Il nous attend de l’autre côté rempli d’Amour, les bras grand ouverts pour nous confier ses secrets, nous éduquer et élever notre esprit à de belles et grandes choses. 

 

Notre destin c’est nous seul qui en avons les rênes pour le guider, la façon dont on se comporte avec notre propre vie ici bas, la façon dont le monde gère la planète Terre, les maladies, la pollution, toutes choses en bien ou en mal.

Le bien et le mal se combattent sans cesse, notre Père  nous aide de son mieux et c’est pas toujours facile.. »Aide toi et le ciel t’aidera » c’est un proverbe tout a fait réel !

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C’est a nous de faire pencher la balance du bon côté, du côté de l’Amour, la confiance et la foi en Notre Seigneur.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, elle est parsemée d’épreuves les unes plus dures que les autres, on penche et plie comme un roseau mais on ne casse pas, on tombe et on se relève, on coule parfois, on se noie dans toute sortes de malheurs, mais on remonte toujours à la surface, la vie est un bien très précieux, malgré toutes ses difficultés il ne faut jamais y mettre fin volontairement et bouleverser l’ordre naturel de celle- ci, les joies et la tristesse se côtoient sans cesse, l’hiver semble dure et froid mais le printemps arrive chaque fois son flot de merveilles.

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Il faut avoir la foi maintenant, aujourd’hui, rester positif et avoir confiance en Dieu là- haut qu’importe les religions du monde entier, ayez  confiance  en toute circonstance en Notre Père, jamais, non jamais  Il ne nous abandonnera et ne cessera de nous aimer.

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Lorsque le doute s’installe, tournez vous vers Lui, plus fort qu’avant, il y a chaque fois une solution qui s’offre à vous par le biais du Saint Esprit, d’une chose incroyable qui se passera en vous. Le Seigneur n’y est pas indifférent, Il va nous aider à guidez notre vie, nous mettre sur le bon chemin, à nous de faire le bon choix.

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Le maître mot est l’Amour, ensuite vient la bonté et la confiance, c’est l’ABC de la foi universelle.

 

Amour      Bonté      Confiance

 

09/03/2011

suite du message de ma mère

Et voilà la suite, mon Rudy m’écrit ceci :

 

« je suis là maman, oui j’ai déjà vu des fleurs et des arbres ainsi que des rivières et aussi la mer »

Je lui avais demandé s’il avait déjà vu de belles choses au paradis, il m’a répondu et continue comme cela à la suite d’un autre mot :

« il y a aussi des animaux de toutes sortes, je n’ai plus peur des chiens, ils sont gentils »

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Lorsque Rudy avait 3 ans, il avait entendu les aboiements d’un chien dans le garage d’un ami, cet ami a levé la porte du garage pour montrer le chien et la vue de ce chien à effrayer mon petit… ce chien était un grand danois, il n’était pas méchant mais sa taille était impressionnante pour un petit garçon et depuis, il avait peur des chiens petits ou grands !

 

Je lui demande si il joue encore de la trompette car il aimais le faire à la maison et me dit : « oui, je joue toujours de la trompette et je ne vais plus à l’école car j’ai atteint l’âge de la maturité spirituel »

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Je lui demande également si il me voit et si il a encore la bague que je lui ai mise au doigt dans son cercueil, et si la bague que je porte (mon alliance) à une importance ?(Voir dans témoignage *mon histoire* )

 

Il me répond : « oui parfois je te voit, oui c’est la bague de l’alliance entre le ciel et la terre, j’y tient beaucoup ; ton alliance avec papa était prévue, oui ta bague a une importance, c’est le symbole qui te lie avec le ciel, ne t’en fait pas, Jésus veille a ça »

 

Je lui demande encore pourquoi il ne m’a pas contacté avant, plus tôt ?

 

Il m’écrit : j’avais essayé de te contacter plus tôt maman,déjà quand tu attendais ma sœur Barbara, je crus que tu avait »…..

 

Regardez son message tel qu’il m’a été transmis

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21/01/2011

Me revoilà parmi vous

Bonjour mes chers amis,

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Je me suis absentée de mon blog quelque temps pour raison de santé, en effet, je perdais totalement l’usage de mon bras et ma main droite et avais de continuels torticolis, j’ai consulté plusieurs médecins qui ne trouvaient pas le pourquoi ; finalement, à l’issue d’un dernier examen des artères car je n’avait plus de pouls de ce coté (plus de battements cardiaque entendus), on a trouvé !

 

Je souffrais d’un compressement de l’artère sous-clavière droite qui empêchait la circulation du sang, en terme médical je souffrais du défilé thoracique.

J’ai été opérée pour cela, on m’a enlevé la 1ere côte droite du sternum à la colonne vertébrale pour libérer l’artère et les nerfs coincés depuis quelques mois déjà et me voilà de retour parmi vous après ma convalescence.

Je vous rassure, tout va maintenant pour le mieux, ma guérison totale est en bonne voie et Notre Seigneur m’a accompagné tout le long de ce désagréable passage et je le remercie de tout mon cœur !

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En voici la preuve avec cette photo, on dit souvent, que lorsque une personne croit en Jésus, qu’Ils ne font plus qu’un, qu’elle est en Jésus et que Jésus est en elle, et cette photo le démontre bien, la place où était posée ma tête sur l’oreiller à l’hôpital est l’empreinte de la tête de Notre Seigneur Jésus !

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Je reviendrais avec d’autres témoignages, encore des écrits de ma mère décédée et de mon petit Rudy qui est avec elle.

 

A bientôt !        Votre plante

18:01 Écrit par plante dans Temoignages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : témoignage, jésus |  Facebook |

25/04/2009

Mon histoire

Voici mon premier témoignage, mon Histoire qui s’est passée en 1976,

J’ai écrit ce document 11 ans après le drame, et je vous  le présente tel qu’il a été édité à l’époque, j’ai juste mis mon speudo à la place de mon prénom.

 

Histoire d’elle :

Le jour où Plante s’est mariée, son petit garçon s’est noyé…

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 « A toutes celles qui ont vécu ce drame, je voudrais dire que jamais le lien n’est coupé avec un enfant »

 

Les journaux de l’époque-il y a onze ans- titraient :

« Drame à Jumet » « Noyade à Jumet », et écrivaient : « Rudy, quatre ans, se noie dans une citerne laissée sans protection ».  « L’ambiance était joyeuse le samedi douze juin 1976 après- midi au café Tivoli à Jumet. »

Plante a vécu le plus atroce des faits divers : son enfant a trouvé la mort le jour où elle se remariait. Même après tout ce temps, elle a eu envie, besoin de se confier.

 « Il y a onze ans que tout est arrivé, Rudy, qui avait quatre ans, est mort, le jour où je me remariais. Il y a onze ans mais j’ai encore des coups de cafard. J’ai eu un coup de cafard ce week-end, mon mari a dû s’absenter. D’autre part, j’ai lu récemment dans « Flair » la confession d’une lectrice qui avait perdu une petite fille, et j’ai pensé à mon Rudy bien sûr.

J’ai envie de me confier, de raconter, j’ai envie que ce soit comme si je racontais toute l’histoire à des amis. Souvent au moment d’un événement douloureux, on se coupe un peu du monde, des amis, et ensuite il faut très longtemps pour reprendre contact, ou alors on reprend contact en évitant de parler de ce qui nous a été si douloureux.

Je regarde quelques photos, et c’est tout de même incroyable. Rudy quelques jours avant le mariage, alors que nous discutions avec les cuisiniers du restaurant où nous avions loué une salle. Rudy le matin du mariage, à la maison, au restaurant. L’après-midi au restaurant encore, dans les allées du parc plus ou moins désaffecté où il a trouvé la mort. Il y a une vidéo cassette aussi, où on le voit bouger, marcher une heure, peut être moins, avant sa mort.

 La dernière des photos est celle du gâteau de mariage ; il est resté tel quel, il n’a jamais été coupé.  C’est au moment où nous, les mariés, allions couper notre gâteau, que j’ai dit : 

« Je voudrais les enfants près de moi ».Nous les avons appelés, les plus grands sont venus, nous avons demandé où était Rudy, je l’avait vu une demi heure avant, il était venu chercher à boire. Personne ne l’avait aperçu. Nous avons commencé à le chercher. J’avais peu être eu une sorte d’intuition, car pendant les deux semaines qui ont précédé le mariage ; j’ai rêvé, et j’ai fait ce rêve plusieurs fois, que Rudy était tué par un camion. Mais, le jour du mariage, je n’ai pas eu de pressentiment, je dois dire, j’étais heureuse, bien sûr, et très occupée.

Avec mon mari, nous vivions ensemble depuis trois ans déjà. J’étais divorcée, et j’avais deux petits garçons. lui était veuf et avait une petite fille.

Nous avions décidé d’avoir un enfant à nous deux, et j’était enceinte de deux mois environ au moment du mariage, mais avec le choc, j’ai fait une fausse couche.

Pour la journée de mariage, tout était normal. On était contents, on s’est préparés, on a habillé les enfants en dernier lieu comme on le fait toujours, de peur qu’ils se salissent. On a servi un petit verre à la maison aux personnes les plus proches de la famille, et puis on est partis tous ensemble à la maison communale. Des amis avaient décoré la voiture, tout était très gai.

Arrivés à la salle, il faisait très chaud, les fenêtre étaient ouvertes. Sur le film, on voit les enfants jouer avec des bâtons dans une petite mare qui se trouvait dans ce parc, on y voit même une femme rouspéter et peu être leur dire de ne pas effrayer les canards. Nous avions demandé, en voyant cette mare, s’il n’y avait pas d’autres points d’eau, la réponse avait été négative. Personne n’a parlé de  cette citerne ouverte à ras de sol, juste derrière les buissons

Et voilà, la journée s’est merveilleusement bien déroulée jusqu’au moment du gâteau.

Je me souvient encore de ma phrase : » Je voudrait que Rudy soit là ».

Il était six heures et demie. Nous nos sommes mis à le chercher. Je me disais qu’il s était peu être caché derrière un arbre, dans un fourré. Il jouait souvent à cache- cache.

Les invités se sont mis à chercher avec nous. Nous étions une cinquantaine. Une heure plus tard, d’autres personnes invitées pour le soir arrivaient aussi. Tout le monde cherchait.

C’est terrible de chercher un enfant, c’est affolant, on ne sait plus quoi faire ; on ne sait plus quoi penser, on espère.  Il a fallu faire appel à la police. J’ai espéré, j’ai appelé. Après deux heures de recherche, la police m’a demandé de retourner chez moi chercher le pyjama du petit, pour permettre aux chiens de retrouver sa trace.

Quand je suis revenue, il y avait une camionnette de pompiers, une grosse ambulance.

J’ai eu des frissons dans le dos. Là, j’ai eu le pressentiment de quelque chose, plutôt la peur de quelques chose, mais je ne voulais pas y croire, je ne voulais pas entendre quoi que ce soit.

Je suis allé vers eux et un policier m’a empêché d’aller plus loin et m’a dit que les cuisiniers voulaient me parler. Après un petit moment, je suis revenue près d’eux, mais je n’osais rien demander. C’est fou comme on peut refuser la vérité à des moments pareils. Tant qu’on ne sait pas vraiment….. Ils avaient retrouvé Rudy depuis dix minutes.

Un invité a vu la citerne à ras de sol et a vu un soulier d’enfant flotter au- dessus.

Est-ce que Rudy a voulu se cacher derrière le buisson ? Je ne saurai jamais se qui s’est passé

Ou il a peut être vu ce trou, il a voulu se cacher dedans sans savoir qu’il y avait de l’eau ou encore, il est tombé dedans sans le voir en courant.

J’ai vu un coffre, près des pompiers. Mon enfant était là dedans, un coffre, une boite, on m’a dit qu’il était mort, qu’il fallait le reconnaître, ou quelque chose comme çà, je ne sais plus, je me suis évanouie.

On m’a ramenée à la maison, j’ai été sous calmants. Je me souviens, à un moment, je suis descendue, on l’avait mis en bas, dans une pièce. Je n’aurais peu être pas dû, mais je voulais le voir. Et je voulais lui mettre au doigt une bague qu’il aimait beaucoup, qu’il me chipait tout le temps. Je l’ai vu, mais ce n’était pas lui, on l’avait coiffé d’une manière différente, on lui avait mis des vêtements qu’il ne portait pas d’habitude. Je me disais : »Ce n’est pas lui, ce n’est pas lui, «  je répétais cela sans arrêt. Je suis retournée une deuxième fois, et je me suis rendu compte qu’il était vraiment là.

Je ne suis pas allée à l’enterrement, j’en étais incapable, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu le petit cercueil qui sortait de la maison. Là, j’ai été vraiment très bas au point de vue moral, je ne faisait plus rien, je ne mangeais plus. Bien sûr, j’ai été bizarre dans les semaines qui on suivi. Rudy était un enfant très câlin, il se mettait toujours sur mes genoux, il venait m’embrasser, il était très expansif, son frère, avait un comportement plus distant. Là par moment, je confondais, je voulais qu’il vienne sur mes genoux, de venir m’embrasser, je voulais qu’il ait le caractère de Rudy et lui ne voulait pas.

Les gens de mon entourage, le médecin, me voyant dépérir, ont pensé que je devais avoir très vite un autre enfant, Que je récupérerais bien mieux avec un bébé en moi. Et me voilà enceinte de nouveau. On m’a annoncé cette naissance pour la période exacte de la disparition de mon Rudy. Jour pour jour..C’était ahurissant ! Pour moi cela a été un baume merveilleux.

Je me suis dit, peut être parce que cela m ‘aidais à vivre, qu’il revenait, qu’il continuait à vivre.  Je me suis souvenue que quand j’était sous calmants on parlait autour de moi et j’entendais des brides de conversation et j’avais retenu qu’ils allaient embaumer Rudy pour qu’il reste beau un an. Cette année, ce délai me trottait dans la tête, je le disait : »il va rester beau un an » Et voilà que l’autre bébé naissait un an après. Comme s’il allait prendre la suite !

A ce moment- là, j’ai repris le dessus, j’ai retrouvé mon caractère normal, mon énergie, je me suis remise à me maquiller, à faire le travail de la maison, retrouver une vie un peu près normale. Je me suis mise à avoir un contact intense avec mon bébé, j’avais l’impression de lui parler, de communiquer avec lui. Il me répondait lorsque je lui parlais mentalement, et il avait la façon de parler de mon Rudy, ses mots que j’étais seule à comprendre – Rudy disait mal les »T » et les « S », il me disait : « je craime » pour dire « je t’aime ». C’est ce même langage que j’entendais. C’était peu être mon imagination, peu importe, je crois que cela n’a aucune importance. L’important pour moi était de reprendre pied dans la vie, et c’était ma chair, mon sang, mon amour s’est reporté sur ma fille, ce nouveau bébé.

Je voudrais raconter quelque chose encore à ce sujet, puisque je raconte tout ce qui concerne Rudy.  C’est un peu bizarre, mais je suis peu être quelqu’un de sensible, je suis attentive à des tas de petites choses. Un jour BB, ma fille avait presque environ trois ans, elle regardait une bague que je portais (mon alliance en fait) Elle m’a dit : « Oh maman, moi j’aimerai bien une bague plus grande, large, blanche avec des dessins » et elle me montrait un triangle avec ses petites mains. Je lui ai demandé si elle avait vu cette bague, mais elle n’a pas pu l’expliquer. La bague qu’elle décrivait était celle que Rudy aimait tellement, qu’il me chipait  presque chaque soir, et que je lui avais mise au doigt dans son petit cercueil…

Depuis longtemps, depuis la naissance de ma fille, je n’avais plus pensé à cette possibilité de même personne, de transfert de vie d’un enfant à un autre. Mais j’ai été de nouveau très secouée, je dois le dire, je me suis demandé s’il n’y avait pas des mystères que nous sommes encore loin de pouvoir comprendre.

Ma vie a été très marquée par cet accident, c’est normal. Je n’ai plus pu assister à des mariages. Pour certaines personnes, le jour de leur mariage est le plus beau des souvenirs, pour moi, c’est le souvenir le plus arrachant, le plus cruel.

Je peu penser avec une certaine joie à tout ce qui s’est passé le matin, et puis ensuite…

Pendant longtemps, chaque fois que j’y pensais, je pleurais. Par moment j’ai encore des cauchemars, je l’entends crier, appeler au secours. Parfois je l’imagine encore m’appelant, criant quand il est tombé dans ce trou.

J’ai eu très peur à l’approche des quatre ans de BB, peur qu’on me la reprenne aussi, je ne vivais plus. Il reste des angoisses, on ne peut pas les empêcher.

Je me suis coupée du monde à un certain moment, je voulais garder ma grossesse à moi, mon bébé à moi, je restais enfermée, j’étais toujours chez moi. Ce n’est qu’après le cap des quatre ans que j’ai pu refaire des connaissances, reprendre contact avec l’extérieur. Je me suis mise à faire des démonstrations de produits de beauté. Je me sens différente, plus ouverte qu’avant, en fait, j’était très timide. J’ai l’impression de mieux comprendre les autres.

Je ne voudrais pas que ce que je raconte là ne soit que du négatif. Je voudrais dire à celles à qui une telle chose est arrivée que le lien n’est jamais coupé avec un enfant.

Le chagrin s’estompe, on n’oublie pas, mais on finit par supporter, et on réalise que le souvenir, personne ne peut nous le prendre, que la vie est là et nous permet d’avoir d’autres espoirs. Ma fille est merveilleuse, elle travail bien à l’école, elle est une façon d’avoir le courage de continuer.

 

15:24 Écrit par plante dans Temoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : temoignage, rudy |  Facebook |